L'Auvergne Agricole 11 avril 2013 à 11h04 | Par Héléna chaize

FDO 63 - La reconquête ovine passe par la découverte et l’information

Mardi 2 avril, les élèves des lycées de Marmilhat, Rochefort-Montagne et du Breuil-sur-Couze ont été conviés, avec leurs enseignants, à une journée d’information sur la production ovine départementale.

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Au Gaec de la Fontaine du Sureau, des élèves attentifs autour de Paul Bony, Thierry Orcière et Nicolas Honhon (à droite)
Au Gaec de la Fontaine du Sureau, des élèves attentifs autour de Paul Bony, Thierry Orcière et Nicolas Honhon (à droite) - © H. Chaize

Dans une salle du lycée Louis Pasteur, pas moins de soi-xante-dix élèves ont participé à la présentation de la production et de la filière ovine.

Lorsqu’on demande aux lycéens combien sont issus du monde agricole, la réponse positive est fortement majoritaire.

Par contre, très peu ont des troupes ovines dans leur environnement proche. Si la plupart veulent devenir agriculteurs, aucun n’a songé à élever des brebis. La réalité est sans appel, l’information doit passer et permettre l’éveil de ce public privilégié, futur acteur dans le monde agricole de demain. La Fédération départementale ovine a à cœur de faire découvrir cette production et de donner le goût aux jeunes générations.

 

Maintenir le cheptel national et installer des jeunes

Le cheptel ovin français ne cesse de diminuer depuis 1980, l’âge des moutonniers augmente. La volonté des professionnels est de maintenir le cheptel et d’installer des jeunes. La France produit seulement 40 % de ce qu’elle consomme, la production diminue plus vite que la consommation. Cette dernière est surtout saisonnière (Noël et Pâques), variable d’une région à l’autre (plus élevée dans le Sud et à Paris). En moyenne, un Français consomme 3,8 kg /an. Le déficit de viande ovine est comblé par les importations. Paul Bony, Vice-président de la FDO, insiste sur les démarches qualité (accompagnant la production d’agneaux français) qui permettent de maintenir un prix rémunérateur alors que dans d’autres pays, tels que la Nouvelle-Zélande, la qualité n’est pas au centre des préoccupations. Ces agneaux d’entrée de gamme se retrouvent à bas prix sur les étals, concurrençant très fortement la production française alors que les systèmes de production sont très différents. Les éleveurs français ne peuvent pas lutter et sont forcés d’agir contre de telles pratiques. A cela s’ajoute les modes de conservation de ces viandes vendues « fraîches » alors que les bêtes ont été abattues plusieurs semaines auparavant…

 

Visite de la bergerie récemment construite.
Visite de la bergerie récemment construite. - © Héléna Chaize

Rien ne vaut le concret…

Richard Randanne, éleveur sur la commune de Vernines, a captivé les élèves en racontant son histoire et ce qui l’a amené à être éleveur de moutons. Il n’a négligé aucun détail pour montrer tout l’attrait de l’élevage ovin tant en termes de technicité et de modernisme que de rentabilité pour l’éleveur productif.

L’après-midi s’est déroulé au Gaec de la Fontaine du Sureau chez Thierry Orcière et Nicolas Honhon à Lezoux. Les élèves ont visité l’exploitation dans sa globalité en écoutant les deux jeunes éleveurs expliquer leur parcours et le fonctionnement du GAEC. C’est une manière très concrète et donc très attrayante d’appréhender la production ovine. Selon le souhait des professionnels, ces journées permettent d’amorcer une réflexion qui va se faire sur le long terme dans l’esprit des jeunes et qui pourra conduire à une augmentation des installations de troupes ovines.

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