L'Auvergne Agricole 11 novembre 2009 à 15h40 | Par C.Rolle

FCO - Vaccination gratuite jusqu’au 31 mars 2010

Le 2 novembre, la nouvelle campagne de vaccination contre la FCO a démarré. Elle est gratuite pour les éleveurs, à condition d’être réalisée avant le 31 mars 2010.

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La vaccination simultanée contre les sérotypes 1 et 8 est de nouveau rendue obligatoire jusqu’au 31 mars 2010.
La vaccination simultanée contre les sérotypes 1 et 8 est de nouveau rendue obligatoire jusqu’au 31 mars 2010. - © réussir

La campagne 2009/2010 de vaccination obligatoire contre la fièvre catarrhale ovine (FCO) sérotypes 1 et 8, est reconduite depuis le 2 novembre pour une durée de 12 mois.
La vaccination doit être réalisée par le vétérinaire sanitaire de l'exploitation. Elle est obligatoire pour tous les bovins de plus de 2,5 mois et tous les petits ruminants de plus de 3 mois. « Seuls les veaux et les agneaux de moins de 10 mois et destinés à la boucherie sont dispensés de vaccination» précise David Drosne, chef de service à la DDSV du Puy-de- Dôme. De même, les animaux adultes vaccinés une première fois l'an passé et destinés à la boucherie, ne feront pas l'objet d'un rappel s'ils sont abattus en France au plus tard 4 mois après l'injection de l'année précédente
Les doses de vaccins seront mises à la disposition gratuitement des vétérinaires dans les limites d'un quota attribué par les directions départementales des services vétérinaires. Dans le Puy-de-Dôme, le nombre de doses devrait correspondre au nombre total de bovins et ovins détenus dans le département. «Sans connaître les quantités exactes, on peut toutefois tabler sur un nombre sensiblement inférieur à celui de la campagne précédente» précise David Drosne.

Vacccination gratuite

Ainsi que l'a annoncé le ministre Bruno Le Maire, au Sommet de l'Elevage, la vaccination est gratuite pour les éleveurs. Mais seulement jusqu'au 31 mars 2010, période pendant laquelle l'Etat prendra en charge la réalisation de la vaccination à hauteur de 98 millions d'euros.
Pour éviter à l'éleveur de faire l'avance des frais, la contribution de l'Etat sera versée directement au vétérinaire sanitaire par les DDSV. Cette contribution comprend le vaccin, un tarif forfaitaire par nombre d'animaux vaccinés et la rémunération des tâches administratives liées à la vaccination.
Concrètement, les montants de cette prise en charge s'élèvent à 1,75 € HT par bovin et 0,60 € par ovin vaccinés en rappel. Ces sommes sont doublées pour les animaux qui font l'objet d'une première vaccination. Les opérations administratives sont également prises en charge à hauteur de 0,20 € HT par bovin et 0,10 € par petit ruminant. Les frais engagés par les vétérinaires pour l'acheminement et la logistique d'achat des doses de vaccins seront aussi remboursés à hauteur de 8 centimes par bovin, ovin et caprin en rappel.

Dérogations

Au-delà du 31 mars 2010, la vaccination reste obligatoire, mais sans prise en charge de
l'État. « Cette échéance posera certainement des problèmes si on veut que tous les élevages bénéficient de l'aide de l'État. Mais il faut comprendre cette subvention comme une subvention partielle» indique le représentant de la DDSV du Puy-de-Dôme. « D'où la nécessité d'encourager les actes de vaccination le plus tôt possible ».
Les dérogations à la vaccination sont les mêmes que l'an passé. La nouveauté s'adresse aux éleveurs qui s'y opposent. Un protocole dérogatoire leur est ouvert. Pour cela, ils doivent remplir certaines conditions et apporter des garanties sanitaires minimales. Ils doivent d'abord adresser leur demande à la Direction départementale des services vétérinaires avant le 31 décembre 2009. Ce protocole nécessitera la réalisation d'analyses virologiques sur un échantillon représentatif du troupeau et sera accompagné d'obligations de suivi sanitaire et de conditions de restriction de mouvements. En clair, les animaux ne pourront plus être exportés. Enfin, l'intégralité des frais engagés (analyses etc...) sera à la charge des éleveurs qui en feront la demande.
David Drosne rappelle que sur la dernière campagne, 366 élevages ont été identifiés comme n'ayant pas vacciné. « Nous leur avons adressé des projets de PV, et au final, 141 PV ont été transmis au Procureur, après 15 jours de délai pour réponse».

 

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