L'Auvergne Agricole 09 mai 2013 à 10h07 | Par C.Rolle

Estives en fête - Mouton en fête à Pontgibaud

Samedi 18 mai à 10 h à Pontgibaud, me manquez pas le départ à l’estive de près de 600 brebis et participez à une journée festive où le lien entre agriculture et alimentation sera à l’honneur.

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Vincent Guillot avec ses deux filles Eloïse et Caroline, seront tous trois au départ de la transhumance le 18 mai à 10 h à Pontgibaud.
Vincent Guillot avec ses deux filles Eloïse et Caroline, seront tous trois au départ de la transhumance le 18 mai à 10 h à Pontgibaud. - © C. Rolle

Le 18 mai prochain, pour la troisième année consécutive, près de 600 moutons et leur couple de berger prendront la route de l’estive au départ de Pontgibaud. Cette opération, pilotée par la coopérative d’estive d’Orcines, est le point d’orgue d’une journée festive organisée autour du pastoralisme, de la valorisation des productions locales et des locavores (1).

Au-delà de la tradition pastorale

Producteur ovin à Bromont Lamothe, Vincent Guillot évoque avec passion la pratique du pastoralisme. «Une pratique qui n’est pas vraiment issue d’une tradition dans notre département mais qui est plutôt le fruit d’un besoin de surface pour agrandir les troupeaux et faciliter l’installation » explique l’éleveur. Et il sait de quoi il parle ! Installé en 1989 sur l’exploitation familiale limitée en superficie, Vincent n’a pas d’autre solution que de pratiquer l’estive pour augmenter rapidement son troupeau ovin. Et depuis plus de 20 ans, il n’a jamais cessé. Avec son statut de double actif (il travaille 6 mois durant pour l’autoroute), Vincent reconnaît que mettre près de 200 brebis en estive (soit la moitié de son cheptel) « est un soulagement en terme de temps de travail »

Pas de tourisme sans pastoralisme

Aujourd’hui il est adhérent de l’estive collective d’Orcines qui regroupe une dizaine d’éleveurs ovins et bovins et qui s’étend sur près de 500 ha, de la Fontaine du Berger jusqu’au sommet du puy de dôme. Participer à l’évènement « Estives en fête »(2) le 18 mai prochain en donnant le top départ de la transhumance sous le regard curieux de milliers de visiteurs est un moment important pour lui. « C’est un moment privilégié pour montrer notre métier et faire prendre conscience du rôle économique et environnemental de l’élevage dans nos zones. C’est une façon de dire à nos concitoyens que sans pastoralisme c’est la friche qui s’installe et le tourisme qui disparaît. Il est important que nous puissions travailler en harmonie».

Depuis 3 ans, c’est le même couple de berger qui suit les 2000 brebis à l’éstive. «Cette fidélité est essentielle pour nous, éleveurs» précise Vincent Guillot.

La connaissance du terrain, les liens tissés avec les producteurs sont autant d’éléments qui contribuent à installer une relation de confiance et au bon déroulement de l’estive.

Faire le lien entre agriculture et alimentation

Président de la Communauté de communes de Pontgibaud Sioule et Volcans, le Conseiller général Lionel Muller voit dans cette manifestation l’occasion de «redorer une pratique ancestrale en phase avec les attentes et les enjeux actuels et tisser un lien entre les consommateurs et les producteurs». Ainsi, le 18 mai, tout sera mis en œuvre par les organisateurs pour favoriser les échanges et faire le lien entre agriculture et alimentation : un grand marché de l’estive permettra de découvrir les produits du terroir, des dégustations de viandes locales bovine, ovine et chevaline seront proposées, la ferme des volcans présentera les différentes races d’animaux. Cette opération sera aussi le rendez-vous des locavores qui pourront découvrir les circuits-courts.

(1) Le mouvement locavore prône la consommation de nourriture produite dans un rayon de 100 à 250 km autour du domicile.

(2) Estives en Fête est organisée conjointement par l’association Pontgibaud Sioule et Volcans Animations et la Communauté de Communes de Pontgibaud Sioule et Volcans.

Conférence «paysage et pastoralisme»

Vendredi 17 mai à 20h à St Ours les Roches, conférence «le mouton peut-il sauver nos paysages», organisée dans le cadre de la candidature de la Chaîne des Puys Faille de Limagne au patrimoine mondial de l’humanité (UNESCO). En partenariat avec le Conseil général du Puy-de-Dôme et le Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne.

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