L'Auvergne Agricole 18 septembre 2006 à 00h00 | Par Sophie Giraud

Conseil régional d'Auvergne - Poursuite des consultations sur la question des OGM

Réuni en session la semaine dernière, l’exécutif régional s’est notamment prononcé en faveur de la mise en place d’un comité consultatif sur les OGM, composé d’acteurs « pour » et « contre ».

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La session du Conseil régional d’Auvergne s’est tenue la semaine dernière. A l’ordre du jour notamment, la question des OGM.
La session du Conseil régional d’Auvergne s’est tenue la semaine dernière. A l’ordre du jour notamment, la question des OGM. - © Auvergne Agricole

Après avoir abordé les OGM, à travers quatre réunions publiques organisées aux quatre coins du département au printemps dernier, la région Auvergne a décidé de remettre la problématique OGM au menu de sa session de rentrée. Même si comme l’a rappelé, le président du Conseil régional, René Souchon « la région n’a pas directement compétence en matière d’OGM puisqu’il revient au gouvernement et au Parlement de traiter cette question », la sensibilité locale du sujet fait que la majorité a souhaité se saisir du dossier. Passé la vague des exercices de démocratie participative où le dialogue entre pro-OGM et anti-OGM a souvent pris la forme d’un exercice périlleux, le Conseil régional souhaite aujourd’hui adopter une position. Mais pas n’importe laquelle, puisqu’elle doit d’une part prendre en compte la présence d’une entreprise céréalière majeure (Limagrain) et d’un pôle de compétitivité « Céréales vallées », retenu récemment par le Gouvernement et d’autre part, cette position doit être compatible avec l’engagement du Conseil régional de faire de l’Auvergne « une terre privilégiée pour l’agriculture biologique et l’agriculture de qualité ».
Signature de la charte de Florence

La région semble être en quête d’équilibre entre le soutien à la recherche et la nécessité de conforter l’agriculture traditionnelle, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, elle a souhaité signer la charte de Florence. Charte des régions et des autorités locales d’Europe sur la coexistence entre les OGM et les cultures traditionnelles et biologiques. Pour l’opposition, la quête d’équilibre dans la position du Conseil régional n’a justement rien d’équilibrer : « Vous souhaitez mettre en place les conditions de la coexistence des différentes filières agricoles. La coexistence, c’est la possibilité d’exister de toutes les filières, et non la destruction systématique de l’une d’entre elle. Parmi les conditions de la coexistence, il y a la condamnation des actes de pillage qui se répètent chaque année. Vous n’avez manifestement pas encore franchi ce pas », a estimé Jean Proriol, président du groupe UPA (Union pour l’Auvergne).


Renforcer la recherche publique

Le président de région a proposé aux élus de la région la mise en place d’un comité consultatif composé des acteurs du dossier OGM. Autrement dit, nouvelle « confrontation » et séances de discussion entre pro et anti. « Le rôle de ce comité sera de poursuivre la réflexion et le dialogue amorcés lors des débats sur l’élaboration des orientations concernant les OGM en Auvergne », a expliqué René Souchon.  La région s’est également prononcée en faveur d’un renforcement des moyens de l’INRA en terme de recherche sur les OGM. « C’est aux laboratoires publics de mener des études à même de juger des effets des OGM sur la santé humaine et sur la bio-diversité », a précisé le président de région. Et de déplorer que « d’année en année, les moyens de la recherche publique soient revus à la baisse ».

Au fil des dossiers

L’économie change de « chef » : Pour des raisons personnelles, Jacques Mizoule (PC Puy-de-Dôme) a souhaité être déchargé de son poste de premier vice-président chargé du développement économique et de l’économie sociale et solidaire. Jacques Bernard Magner (PS Puy-de-Dôme), jusque là chargé des transports et des routes, aura désormais la charge de ce secteur. C’est Christiane Laïdouni (PC Haute-Loire) qui s’occupera désormais des transports et des routes.

Bilan du contrat de plan Etat-Région 2000-2007 : À un an de son terme, l’assemblée régionale a souhaité faire le point sur le contrat de plan Etat-Région. Le Conseil régional a un taux de réalisation de 116% (le taux moyen avoisine les 80%). « Sans vouloir faire le procès de l’Etat », comme il l’a précisé, Jean-Paul Bacquet, président du groupe socialiste a précisé que le taux de réalisation de l’Etat était de 64%. Explications de Brice Hortefeux, conseiller régional UPA et ministre délégué aux collectivités territoriales : « Les taux d’exécution ne sont pas comparables entre la région et l’Etat dans la mesure où la région peut basculer ses crédits d’un domaine à l’autre, ce que n’est pas en mesure de faire l’Etat ». Au final, au 1er janvier 2006, le contrat Etat-Région Auvergne, hors programmes interrégionaux annexés au contrat, avait un montant d’engagement financier cumulé de 599,42 millions d’euros (275,99 millions d’euros pour l’Etat et 323, 43 millions d’euros pour la région).

Couverture des zones blanches : La région Auvergne s’est prononcée en février 2005, en faveur de la couverture haut débit des territoires non prévus dans les plans de déploiement de l’ADSL par les opérateurs (fin 2006, pas moins de 208 communes, représentant environ 4% de la population auvergnate, ne seront pas éligibles à l’ADSL ou par une technologie d’accès haut débit équivalente). Une convention signée entre les quatre conseils généraux et la région a confirmé cet objectif. Pour combler le retard en terme d’aménagement numérique, la région a décidé de recourir à un contrat de partenariat, faisant intervenir des partenaires privés, qui seuls, pour des raisons de rentabilité, ne pourraient intervenir sur ces zones blanches


 

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