L'Auvergne Agricole 21 septembre 2012 à 11h02 | Par Mélodie Brut

Concours National - Les éleveurs auvergnats n’aimeraient-ils pas les blondes ?

La Blonde d’Aquitaine est loin de faire l’unanimité en Auvergne. Pourtant elle a séduit une poignée d’éleveurs grâce à la qualité de sa viande.

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Marc Alezard a exposé l’une de ses vaches et son veau à la Ferme du Massif lors de la Foire Internationale de Cournon. Cette même «diva » participera au concours national de la race au Sommet de l’Elevage du 3 au 5 octobre.
Marc Alezard a exposé l’une de ses vaches et son veau à la Ferme du Massif lors de la Foire Internationale de Cournon. Cette même «diva » participera au concours national de la race au Sommet de l’Elevage du 3 au 5 octobre. - © M. Brut

La Blonde d’Aquitaine est la race allaitante par excellence du Sud-ouest de la France. Elle est reconnue pour son rendement exceptionnel et la saveur particulière de sa viande. En revanche, elle ne fait que peu d’adeptes en Auvergne. Les effectifs stagnent et les éleveurs ne sont qu’une centaine sur toute la région avec 380 vaches inscrites à l’UPRA. Pourtant l’animal a de nombreux atouts. «C’est une vache docile qui s’adapte très bien aux fortes chaleurs» explique Marc Alezard, éleveur et président du syndicat Blonde d’Aquitaine Auvergne. Avec un rendement carcasse de 63 à 65 % selon les animaux, la race a de quoi séduire. Seulement, d’après l’éle-veur, elle est peut-être une bonne bouchère mais « elle n’est pas rustique».

Depuis 1992, le cheptel de Marc Alezard est composé exclusivement de Blonde d’Aquitaine. Malgré ses défauts, il a su voir les avantages d’une telle race. « La viande de cette vache est mieux valorisée, c’est un peu le haut de gamme ! Puis le travail de génétique est plus facile puisque les éleveurs de la race sont peu nombreux dans la région. La concur- rence est moins rude. » Pourtant il n’a pas été simple de faire sa place ! L’éleveur explique que pendant longtemps, l’implantation de la Blonde d’Aquitaine dans la région n’était pas prise au sérieux. Aujourd’hui, à force d’expositions et de concours, les producteurs commencent à être reconnus. « L’organisation du concours national au Sommet de l’Elevage est perçue comme une victoire par les éleveurs auvergnats. Nous attendons plus de 200 éleveurs ! Surtout que la plupart d’entre eux préfèrent se rendre à Cournon qu’à Paris » explique-t-il.

En raison de sa professionnalisation, le Sommet de l’Elevage attire des grands noms de la profession. Une présence qui relève chaque année un peu plus le niveau dans les sélections. Ainsi, Marc Alezard sera l’unique auvergnat à concourir. L’occasion, dit-il, de progresser encore au contact des autres éleveurs. « Nos élevages de Blonde d’Aquitaine en Auvergne sont très jeunes. Nous manquons d’expériences, de savoir-faire… Durant trois jours nous allons côtoyer des «anciens».

La Blonde d’Aquitaine n’est peut-être pas dans le haut du tableau des races allaitantes auvergnates pourtant elle est troisième au niveau national. En 2011 (données IPG), 590 000 vaches mères étaient présentes sur 75 départements. En 12 ans, les effectifs de la race ont progressé de plus de 18 %.

 

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