L'Auvergne Agricole 29 février 2012 à 10h36 | Par L'Auvergne Agricole

80ème congrès national des EDT - «Le congrès des entrepreneurs des territoires, un défi magnifique !»

Le rassemblement des Entrepreneurs des Territoires a ouvert ses portes pour trois jours de travail et de festivités, du 29 février au 2 mars. L’occasion pour les EDT Auvergne de se présenter.

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Pour Patrice Grand, président de l’Union Régionale des Entrepreneurs des Territoires d’Auvergne, l’organisation du Congrès national est «une belle aventure humaine».
Pour Patrice Grand, président de l’Union Régionale des Entrepreneurs des Territoires d’Auvergne, l’organisation du Congrès national est «une belle aventure humaine». - © Droits réservés

Le 80ème Congrès National des Entrepreneurs des Territoires a ouvert ses portes sur les terres et sous les yeux de Vercingé-torix. Un événement où durant trois jours, les entrepreneurs de toute la France sont réunis. Patrice Grand, président de l’Union Régionale des Entrepre- neurs des Territoires d’Auvergne -organisatrice de ce congrès-, prend la parole pour présenter les Entrepreneurs de la région Auvergne.

 

Qui sont les Entrepreneurs des territoires d’Auvergne ?

«L’effectif est riche car il se compose de 1054 chef d’entreprises, de 1437 salariés et ce sur les quatre départements. Leurs prestations sont diverses et variées. Ces entreprises réalisent pour le secteur agricole une multitude de travaux de l’amont à l’aval. En quelques chiffres, elles accomplissent 98 % des récoltes maïs semences, 70 % des récoltes betteraves, 67 % des récoltes de maïs consommation, 60 % des récoltes d’ensilage et 56 % des récoltes de céréales à paille.»

 

Quel est leur territoire ?

«Entre plaines et montagnes, l’Auvergne est un joyau de la nature française ! En contrebas des montagnes et des plateaux, s’étend la riche plaine des Limagnes, du nord de la Haute-Loire au sud de l’Allier. Sa terre est argilo-calcaire dans les Combrailles et noire dans le sud. C’est pour cette raison que les Limagnes font la renommée de nos blés meuniers. Sa superficie est limitée. Les exploitations sont donc de type familial avec une surface moyenne de 75 ha. C’est dans ce cadre à taille humaine et éloigné des sites portuaires, que l’industrie agroalimentaire s’est développée. Elle transforme tout ou partie de ses productions sur place. C’est aussi dans ce territoire que les Entrepreneurs d’Auvergne exercent leurs métiers auprès des agriculteurs, des forestiers et des collectivités locales»

 

Les Entrepreneurs des territoires interviennent-ils uniquement dans le secteur agricole ?

«Bien sûr que non. Nous avons diversifié notre activité, notamment en réalisant des travaux publics ruraux. C’est l’occasion pour nous de mettre à disposition des collectivités locales nos compétences et nos savoir-faire professionnels. Chez certains entrepreneurs, ces travaux sont mêmes prioritaires par rapport aux travaux agricoles.

Il ne faut pas oublier non plus les entreprises forestières qui sont des acteurs primordiaux dans la filière bois en Auvergne. La région est en effet très boisée, particulièrement en Haute-Loire où l’étendue de résineux est importante. L’Allier également avec 80% de feuillus dont sa mythique forêt de Tronçais, réputée pour ses chênes. La première transformation du bois consiste aux activités de sciage et rabotage. Beaucoup d’entrepreneurs saisissent cette opportunité pour se diversifier. »

 

Pensez-vous être des acteurs économiques importants pour la région Auvergne ?

«Pour réaliser l’ensemble et la diversité de nos prestations, nous devons investir sans cesse dans des matériels variés, très couteux et à la pointe de la technologie. Par exemple, le choix de pneumatiques selon les sols très hétérogènes dans la région, et de pulvérisateurs adaptés pour les différentes cultures, coûtent très chers. Ces achats représentent près de 500 millions d’euros par an. Alors, oui, je pense que nous sommes des boosters d’économie !»

 

L’organisation du Congrès National des Entrepreneurs de Territoires est-elle un défi ?

«Oui, un magnifique défi ! C’est aussi une belle aventure humai-ne. Malgré les faibles moyens logistiques et financiers, notre Union Régionale Auvergne s’est engagée à conduire cette opération. Heureusement, des partenaires régionaux et de renommée internationale nous ont soutenus. Leur soutien sans faille a été un solide encouragement, renforcé par l’ensemble des partenaires constructeurs, fournisseurs et institutionnels. La réussite de l’événement tient à ces unions. Et cette semaine, nous sommes heureux d’accueillir nos homologues entrepreneurs de toute la France.»

Le 80ème Congrès National des EDT « s’engage pour les jeunes »

Les 29 février et 1er mars : deux jours de débats au sein du réseau des Entrepreneurs des territoires mettent en relief la question de l’emploi des jeunes pour les entreprises de travaux agricoles, forestiers et ruraux. «L’embauche des jeunes comme la prestation de services sont notre actualité au sein du monde agricole», a déclaré Gérard Napias, président de la Fédération nationale des entrepreneurs des territoires (FNEDT). Les entreprises de travaux agricoles, forestiers et ruraux font face à des difficultés de recrutement, surtout pour les conducteurs d’engins agricoles lors de la saison de travaux. Le niveau insuffisant des formations, le manque de compétences pratiques des candidats sont souvent des obstacles à l’embauche. Or, si l’alternance et l’apprentissage sont plébiscités par les entreprises, leur développement est limité par le manque de moyens et la réglementation de la conduite des engins soumis à dérogation pour les moins de 18 ans.

Les formations agro équipement spécialisées dans les engins agricoles ont du mal à recruter des candidats motivés et de bon niveau, même si tous les jeunes formés trouvent un emploi.

Par ailleurs, la professionnalisation des travaux agricoles et la diversification des activités sont deux tendances lourdes du secteur des entreprises de travaux agricoles, forestiers et ruraux. Les entrepreneurs recherchent des conducteurs ayant les compétences pour utiliser les engins «à plein». Il faut développer des formations «constructeurs» accessibles aux utilisateurs et améliorer la qualification des offres et des demandes d’emplois.

La Fédération nationale a entrepris des études de gestion prévisionnelle de l’emploi lancées depuis 2004. C’est un travail de fond sur les ressources humaines dans les entreprises de travaux qui débouche aujourd’hui sur des engagements avec Pôle emploi, l’ANEFA et l’Aprodema.

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